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couverture Kamo agence babel

Ça y’est, on termine la lecture de « Kamo, l’agence Babel ». On ? Mon fiston et moi. A suivre : le résumé, l’avis et, comme si ce n’était pas suffisant, une illustration. Pouah !! L’entrée en 6ème n’est pas une sinécure. Travailler avec moi non plus d’ailleurs.

L’acquisition du dit « socle commun de connaissances et compétences » est un chantier pharaonique. En français, priorité absolue à :

ü La capacité à lire et comprendre des textes variés

ü La qualité de l’expression écrite

ü La maîtrise de l'expression orale

ü L’apprentissage de l’orthographe et de la grammaire

ü L’enrichissement quotidien du vocabulaire

Et tout ça, au pas de course, à marche forcée, « déjà qu’on finira pas le programme » cassandre-t-on devant le parterre des parents d’élèves. Boooouuuh, ça craint. Pourvu qu’au moins les profs ne perdent personne en chemin ! On n’est pas dupe du résultat : c’est la Bérézina. A la sortie du second cycle près de 20% des gamins n’auront pas le niveau... Chierie de collège unique. J’entends encore Alexandre Jardin et Daniel Picouly regimber au 13h00 devant Vincent Peillon. Sont-ils les meilleurs interlocuteurs ?

En français, on part de loin, juste quelques fiches de lecture sommaires faites en Cm2 sur la sélection des « Incorruptibles ». Des ouvrages de qualité, j’en doute pas, mais qui n’ont pas déchaîné l’enthousiasme. En tout cas ça n’a pas dédramatisé le face à face avec la page blanche, ça n’a pas libéré ne serait ce que l’expression, je parle même pas d’esprit critique.

Alors, quand on commence l’année avec Daniel Pennac, moi je crains le pire. Ce ne sera peut être pas sans conséquence. Le goût de lire est au cœur de son essai « Comme un roman » si j’me trompe pas. Et je sens la fatalité s’abattre sur moi. Car à l’encontre de tous mes principes je deviens un nervi de l’enseignement et plus le médiateur du livre que j’étais dans mon costar de bibliothécaire militant à l’accueil de ma bibliothèque rurale.

Bref, on discute du bouquin, le soir, dans la voiture, sur le chemin du dojo. Honnêtement, j’peux pas faire l’impasse sur « les droits du lecteur » et je sais que j’apporte là de l’eau au moulin de mon rouscailleur de garçon. Heureusement, il n’est pas encore assez rebelle pour en tirer parti et rivaliser de mauvais esprit. Quels sont ces droits ?

les droits des lecteurs d'après PENNAC

Comment poursuivre nos causeries sur Kamo et Daniel Pennac ? Je lui parle de mes amours d’adolescent : la Série Noire, Fleuve Noir, le cinéma d’Audiard, San Antonio, surtout. Je me suis délecté de cette littérature populaire et tellement d’avant-garde qui cassait les codes des « Lagarde & Michard ». J’achetais ces bouquins sur le marché, entre 2 étals de volaille et poiscaille. Je les échangeais sous le manteau, sous le préau du collège en ricanant.

Voilà une langue libre, inventive, délirante. Daniel Pennac faisait parti du lot. La saga Malaussène comme on dit : « Au bonheur des ogres », « La fée carabine ». J’espère qu’un jour mon loustic lira à son tour ces auteurs décomplexés.

Et puis surtout on revient sur l’histoire proprement dite, les personnages, l’action, les principaux thèmes… Et j’me dis que tout ça servira d’inducteurs – je croise les doigts - pour libérer l’écriture. Il a là désormais matière à s’exprimer, à argumenter.

Bon, résumé : Kamo, c’est le bon pote, le mariole du bahut qui fait les quatre cent coups. Son père est mort prématurément en lui léguant l’argot comme seconde langue.

Ses résultats scolaires sont satisfaisants à l’exception de l’anglais. Sa mère lui réclame des progrès. Or Kamo est prêt à relever le défi à condition qu’elle-même montre l’exemple en conservant un boulot plus de trois mois. Dont acte. Trois mois plus tard elle lui remet une liste de correspondants étrangers.

kamo les hauts de jurlevent

Kamo prend ça par dessus la jambe et torche une lettre goguenarde à l’intention d’une certaine Catherine Earnshaw. Le retour est glacial. La demoiselle a d’autant moins apprécié le cynisme du courrier qu’elle était sous le coup du décès de son père.

Kamo est gêné. Il entame alors un échange épistolaire plus intime dans lequel il découvre une personnalité tourmentée. Kamo est lui-même orphelin et fait d’autant plus preuve d’empathie. Il évite désormais d’utiliser les services de son copain traducteur et ses efforts linguistiques sont couronnés de remarquables progrès.

Renfermé sur sa correspondance, Kamo perd pied peu à peu avec la réalité. Il n’est plus le boutentrain de la classe. Il change, devient ombrageux, s’enferme, coupe les ponts avec son entourage et sombre dans le marasme, sans même que sa mère surbookée ne s’en aperçoive.

C’est son meilleur ami qui lui vient finalement en aide. L’étrangeté des courriers : le papier, l’écriture à la plume d’oie, le cachet de cire, le langage même, suranné, pique sa curiosité et il cherche à démasquer cette fantaisiste Catherine Earnshaw qui semble tout droit venue du passé ?

Il enquête auprès d’autres élèves qui ont recours à l’agence Babel, planque devant La Poste en attendant qu’on relève le courrier, pénètre par effraction dans les bureaux et découvre avec effarement que la mystérieuse correspondante n’est autre que la mère de Kamo elle-même qui signe Cathy Earnshaw du nom de l’héroïne des « Hauts de Hurlevent » d’Emilie Brontë. Le subterfuge est définitivement éventé lorsqu’on comprend que les autres correspondants sont des héros ou héroïnes de Dostoïevski, Selma Lagerlöf, Italo Calvino…

La prof de français est une petite maline. Le choix de « L’agence Babel » n’est pas innocent. C’est un roman qui voudrait piquer la curiosité du lecteur et l’inviter à découvrir d’autres œuvres. Pas sûr qu’il y parvienne. J’imagine pas un seul instant qu’un gamin de 11 ans lise « Les hauts de Hurlevent ». Mon gosse conclut : « Autant Momo m’a donné envie de lire, autant j’ai aimé Kamo pour l’énigme. »

momo petit prince des bleuets

Momo ? C’est « Momo petit prince des bleuets » de Yaël Hassan. Notre première lecture en commun mi-septembre. Mon môme ne savait pas encore qu’il était sur le point d’inaugurer sa future bibliothèque perso.

Résumé : Momo est bon élève. La directrice de son école primaire rend visite à ses parents pour qu’ils l’encouragent à poursuivre ses études et dépose une liste de romans à lire cet été en prévision de la rentrée au collège.

La démarche est préventive. Momo est issu d’une famille émigrée dont les filles ont dû malgré elles arrêter leur scolarité pour travailler et dont le grand frère – un archétype de mauvais garçon – a lâché son apprentissage et zone à la maison en tyrannisant la fratrie. Son père, accidenté du travail, est effacé et c’est sa mère qui exerce une fragile autorité parentale.

Momo s’inscrit à la bibliothèque – Preuve que l’échec scolaire ne serait pas une fatalité ! L’Education Nationale et les institutions veillent à rétablir une certaine égalité des chances. C’est malheureusement pas la réalité ! – pour emprunter « Le petit Prince » de St Exupéry, premier roman sur sa liste. Souad la bibliothécaire - gentille et accueillante - l’encourage à venir la rejoindre régulièrement au bibliobus.

Les après-midis, Momo s’installe sur un banc, sur la butte qui surplombe la cité, loin d’un appartement étroit et de son du remue ménage. Il s’abîme dans la lecture pour tromper l’ennui jusqu’à en oublier les horaires - Est-ce cela le bovarysme qu’évoque Daniel Pennac ? - et se fait vertement remonter les bretelles par son frangin.

Un jour il découvre un petit vieux installé sur son banc. C’est Monsieur Edouard, un ancien instituteur, fantasque, qui se fait la belle de la maison de retraite voisine. D’abord gêné, Momo s’installe finalement. Ils engagent la conversation au sujet du roman de St Exupéry et se prennent d’affection l’un pour l’autre. Ils brisent ainsi leurs solitudes respectives et s’amusent ensemble à réinventer la cité des Bleuets dont Momo devient le petit Prince et Monsieur Edouard son chambellan.

Le retraité imagine de rendre ses couleurs à cette cité tristounette et fomente une opération fresque, de nuit, avec ses copains de la maison de retraite. Au réveil les résidents sont surpris par ce petit air de gaîté et de fraîcheur et poursuivent la rénovation du quartier à la grande stupéfaction des élus qui essaient de récupérer le mouvement.

momo petit princeLe second livre sur la liste de Momo c’est « Vendredi ou la vie sauvage » de Michel Tournier. Ah, enfin, le voilà le rapport ! Chuis tordu n’est-ce pas ? D’ailleurs notre Momo a des petits airs de Robinson :

« Momo ouvre son livre. C’est l’histoire de Robinson qui échoue sur une île déserte à la suite d’un naufrage. Momo compare son île à celle de Robinson. Il préfère la sienne avec ses champs de bleuets multicolores. Sur l’île de Robinson il y a un bouc. Robinson l’assomme. Momo pense qu’il a eu tort et aurait dû essayer plutôt de l’apprivoiser comme le renard du petit prince. Peut être que le bouc n’attendait que cela, en fait, d’être apprivoisé. »

Momo le lit d’une traite et se rend soudainement compte de l’absence de Monsieur Edouard. Souad qui fréquente le personnel soignant de la maison de retraite lui apprend qu’il est en vacances en famille. Elle lui glisse comme un clin d’œil « La vie devant soi » d’Emile Ajar/Romain Garry dont le héro s’appelle lui aussi Momo.

Pour le coup il ne s’agit pas d’un roman jeunesse mais d’un hommage de Yaël Hassan qui y fera référence de bout en bout. Momo est le fils d’une prostituée laissé à la garde de Madame Rosa une vieille juive qui a connu la déportation. Tous les deux tissent une affection sincère et émouvante. Momo la soutient tandis qu’elle perd de plus en plus la tête et l’accompagne fidèlement jusqu’à son dernier souffle. Un destin tragique traité dans une belle langue faite de candeur et de fausses maladresses. Un petit bijou ! J’attendrai encore un peu avant de le mettre entre les mains de mon gosse.

Or c’est justement de la maladie d’Alzheimer dont Monsieur Edouard est atteint. Déroutant pour Momo de constater la sénilité de son ami et la dégradation rapide de son état de santé. A la rentrée il reçoit l’autorisation de lui rendre visite le soir à la sortie des cours et de lui tenir compagnie tout en faisant ses devoirs. Mais un soir il n’est pas admis et comprend que son ami est décédé.

Quelques jours plus tard sa fille lui rend visite et témoigne qu’il a été le dernier bonheur de sa vie et lui lègue des cartons de livres qui constitueront désormais sa bibliothèque. En classe, il rédige une rédaction émouvante et se découvre une admiratrice qui devient son amie. Ils décident ensemble de devenir écrivains.

Cela a ouvert le débat sur des sujets d’actualité et de sociétés aussi sensibles que l’immigration, les cités, l’école, la réussite, le troisième âge et l’intergénérationnel, la maladie d’Alzheimer….autant de thèmes qui sont autant de pistes pour construire son opinion. J’y trouve personnellement des limites pour qualifier la langue, le style, le ton et du coup j’ai le sentiment qu’on parle plus du fond que de la forme.

Qu’importe, « Momo m’a donné envie de lire et de me constituer ma propre bibliothèque. » écrit mon gamin.

En effet, une fois rendu son devoir nous sommes allés acheter une brassée de romans chez Emmaüs à Follainville Denemont. Essentiellement des classiques, c’est son choix : Jules Verne, Agatha Christie, Alfred Hitchcock. Une nouveauté que j’impose : « 35 kilos d’espoir » d’Anna Gavalda. Il a aimé – ouf ! Et un roman de la collection « Rigolo ». Il en profite aussi pour me chiper au passage « L’île aux fossiles vivants » d’André Massepain. De mon côté, en furetant, je mets la main sur une curiosité, « Moi-je » de Gérard Moncomble, un autre roman qui fait référence aux robinsons. C’est diiiiiiinnnngue !

moi-je

Léo est un ado mal dans sa peau qui a du mal à s’épanouir à l’école et à la maison, entre une mère servile et un beau père tyrannique De toute façon, il ne supporte plus rien. La communication est totalement bloquée et tout devient plus pesant encore lorsque le beau père tombe au chômage, erre dans la maison toute la journée, en claquettes, comme un lion en cage et finit par faire une grosse dépression.

Léo trouve refuge dans son livre de chevet, « Deux ans de vacances » de Jules Verne, et plus concrètement dans de vieux locaux SNCF qu’il a aménagé comme la grotte de French Den.

« Ce livre-là, je l’ai lu, relu, c’est même peut être le seul que j’ai vraiment lu. Une histoire de mômes au milieu de l’océan, et pas le moindre bout d’adulte, deux ans de solitude sur une île déserte, ça vaut toutes les ballades sur la lune, les plongeons avec Némo et le Nautilus, ou les loopings en ballon. Deux ans de vacances, c’est du Robinson Crusoé spécial mômes.

Je souris, rien qu’en lisant les premières phrases qui me tombent sous les yeux. Je pourrais les réciter, si je voulais, d’ailleurs je veux, écoute :

« Qu’est-ce donc ? » se demanda-t-il.

Il regarda avec plus d’attention encore.

« La mer !… Oui !… C’est la mer ! »

Et la lunette faillit lui échapper des mains.

Puisque la mer s’étendait à l’est, plus de doute ! Ce n’était pas un continent sur lequel le Sloughi avait fait côte, c’était une île, une île isolée sur cette immensité du Pacifique, une île dont il serait impossible de sortir !...

Ça y est, je suis déjà là-bas, sur l’île, pas toi ? J’ai appelé mon hangar French-den, bien sûr, comme dans le roman. French-den, c’est la grotte de François Baudouin, l’officier français, dont les enfants ont retrouvé le squelette. La grotte qu’ils transforment en palace ou presque. Mon French-Den est à quelques mètres de la gare de Faurouze, c’est presque aussi loin que le bout du monde, et je suis naufragé volontaire une heure par jour. »

C’est là qu’il rencontre « Moi-je » un grand dadais, prétendu vagabond mais véritable mythomane qui squatte un wagon tout proche. Léo admire sa liberté et s’exalte ; mais lorsqu’il comprend finalement que ce sont des mensonges, il se sent trahi et décide de fuguer.

Il dérobe une barcasse et dérive d’abord jusqu’à un îlot vaseux où il avait jadis construit une cabane avec son père, puis se laisse glisser au fil du courant dans le petit matin brumeux pour échapper aux recherches de sa mère. Il est finalement ramassé en aval par un ami de la famille et ramené chez lui manu militari. Finalement tout rentre dans l’ordre au terme d’une réunion de famille ouverte.

A ce moment de la rentrée scolaire je suis bien aise d’avoir découvert sans effort deux nouvelles robinsonnades. Mais je ne suis pas au bout de mes surprises. Le livre suivant « Encore heureux qu’il ait fait beau » de Florence Thinard n’est pas qu’une simple évocation, c’est une véritable robinsonnade. Jamais je ne les aurais découvertes sans ce fichu rallye lecture. Pourvu que ça dure…

encore heureux...

Florence Thinard nous invite au voyage à bord… d’une bibliothèque !! Une fin d’après midi pas comme les autres, la pluie et la nuit tombent drues et masquent les environs. Et, phénomène surnaturel, la bibliothèque et sa classe de passagers largue les amarres et part à la dérive.

Une poignée d’adolescents, leur professeur de technologie et le personnel de la bibliothèque sont bloqués à bord de ce « paquebot ». Une fois passé l’effet de surprise et un début de panique, la vie s’organise. On sort des placards des restes d’apéro et de goûters. On aménage entre les rayonnages des coins intimes pour la nuit.

Coupé du monde extérieur, la survie s’organise jour après jour : pêche à l’espadon, capture des poissons volants, rationnement de l’eau tirée du ballon d’eau chaude, réalisation d’un barbecue dans du mobilier de bureau, etc.

Pour combler les longues journées et calmer les inquiétudes, Mr Daubigny instaure une classe de découvertes au cours de laquelle les élèves apprennent à fabriquer une boussole, un sextant, une corde à nœuds pour calculer la vitesse du vaisseau de pierre, à disséquer un poisson.

encore heureux

Malgré les difficultés, chacun fait de son mieux et change. A commencer par Saïd un trublion immature qui endosse le rôle de grand frère et décide de se re-scolariser au collège. Kévin martyrisé pour avoir gâché la précieuse eau et qui sauve héroïquement malgré tout son tortionnaire, Turgut, emporté par une lame. Jusqu’à leur professeur Mr Daubigny qui prend la confiance et avoue enfin son amour à Sarah, la bibliothécaire.

Pendant leur périple la bibliothèque manque d’être éperonnée par un cargo porte-containers et envoyée par le fond. Elle est balayée par une terrible tempête et saccagée. Les réserves d’eau s’épuisent et ils tombent d’inanition. Heureusement la pluie tombe en trombe providentiellement. L’odyssée se termine avec l’apparition à l’horizon d’une embarcation de secours.

Florence Thinard connaît bien la classe qu’elle décrit. Sans qu’on sache vraiment à quel titre elle est intervenue dans une segpa du collège de La Reynerie à Toulouse. Elle y a croqué des portraits. Pourtant elle n’est pas à l’abri des stéréotypes – à moins qu’il ne s’agisse d’observation sociologique ! – car le personnage de Saïd et son histoire familiale – le père accidentée du bâtiment – ressemble trait pour trait à celui d’Ahmed dans « Momo petit Prince des bleuets ».

Tout au long de l’aventure elle égraine une longue liste de références littéraires : « Tistou les pouces verts » de Maurice Druon, « Sinbad le marin » extrait des « Contes des mille et une nuits », « Moby Dick » d’Herman Melville, « Le vieil homme et la mer » d’Ernest Hemingway, « L’oncle Robinson » et « Le rayon vert » de Jules Verne et enfin « Naufragé volontaire » d’Alain Bombard. Des références classiques et toujours pas de textes actuels, pourtant il n’en manque pas j’imagine.

Je ne suis pas étonné au demeurant, « Encore heureux qu’il ait fait beau » est un roman de conception classique, dans la tradition des livres d’aventure du 19ème siècle et dans l’esprit du « Magasin d’éducation et de récréation » d’Hetzel. Le roman est évidemment source de divertissement et d’évasion, il n’en reste pas moins un support pédagogique de découverte des sciences et techniques sans devenir aussi accablant que chez Jules Verne parfois. La « classe de découverte » rappelle aussi le sujet de « Cinq enfants dans une île » et les écoles alternatives comme celle de d’Augustin Freinet par exemple.

J’avais créé pour mon garçon une liste de liens sur le net pour faire connaissance avec ces récits. Il ne les a pas parcourus. C’est dire la curiosité. Je n’ai pas manqué de lui faire un topo une nuit sans lune, sur le chemin du dojo… J’ai l’impression parfois de refaire ma 6ème par procuration et j’en demande peut être un peu trop…

mademoiselle météo

Pour les fêtes de fin d’année nous allons travailler sur « Mademoiselle Météo » de Susie Morgenstern. On en termine avec les robinsonnades mais pas avec les lectures suggestives, voire subliminales.

Alizée Tramontane est une institutrice trop jolie pour se faire des amies – i.e.s – les chipies sont jalouses ! – et trop passionnée par son métier pour faire des compromis avec sa vision de la pédagogie. Ses collègues et de son inspectrice lui reprochent son anticonformiste. Les enfants et les parents lui emboîtent le pas. Elle transige avec le programme et instaure un bulletin météo quotidien que ses élèves mettent en scène avec enthousiasme de façon plus ou moins spectaculaire. Ce bulletin doit être original et pas un copier-coller trouvé sur le net. Il sert de point de départ à ses cours de français, math, science, histoire, géographie… Hé oui, c’est pas à l’Education Nationale qu’on peut se permettre de telles libertés, faut croire ! Y’a là quelque chose de militant et qui rappelle aussi la classe de découvertes de Mr Daubigny.

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